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[image: plume]Une plume d'ici et d'ailleurs

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L'Express du Pacifique, Vancouver - Le 11 novembre 2002

Une plume d'ici et d'ailleurs
par Brigitte Geoffroy

En 1984, c'est seul que Jean-Claude Boyer entreprend son voyage en plein coeur du choc culturel. En 380 jours, il a visité l'Europe, particulièrement la France, mais aussi l'Afrique du Nord, Israël, l'Inde, le Népal. En tout, vingt-six contrées où il a entre autres fait la connaissance de Bouddhistes, Musulmans, Hindous. Il a mis ses idées préconçues à l'épreuve et fait le plus beau des voyages: celui qui mène au bout de soi.

Désireux de partager sa passion des voyages et de la plume avec un vaste public, l'auteur a griffonné quelque 800 pages de textes dont les premiers jets ont autrefois été publiés dans Le Soleil de Colombie.

Partir dès l'aube est le titre de cette série de nouvelles racontées par Michael, Guillaume, Jacquelin ou Julie, homonymes fictifs choisis par Jean-Claude Boyer afin de raconter sa croisade entre un rêve et sa réalisation. Autour d'eux gravite une série de nouvelles enrobées d'humour, d'anecdotes et de faits historiques minutieusement racontés. Une hybridation de l'imaginaire digne des Verne, Coelho et Kérouac, où le voyageur part à la conquête de lui-même au travers de ses expériences et de ceux qu'il rencontre. Un dicton affirme que les voyages forment le caractère; Jean-Claude Boyer dira plutôt qu'ils forment les gens «verts».

Pour l'auteur, ce périple fut l'occasion de mûrir quinze années passées dans une communauté religieuse, où le jeune homme timide qu'il était a appris à affronter la réalité. «J'ai si souvent lu et entendu l'expression 'monde mauvais' que je voulais le voir de mes yeux. Je souhaitais ouvrir mon coeur, mon âme, tout mon être à des dimensions universelles.»

Du mendiant vêtu de loques à l'escroc en complet, Jean-Claude Boyer a goûté au bon et au mauvais de ce monde. Il a supporté la chaleur, a vu des villes peuplées de rats et habitées par la déchéance. Il a fait la connaissance de ce peuple qui ne marche pas mais qui danse comme le chantait Moustaki, connu une Normandie aux allures plus canadiennes que normandes, festoyé à Oktoberfest, plus bavarois que le dieu Houblon aurait pu se l'imaginer, vécu un No un à Bethléem.

Goethe lui en est témoin: «Tout ce que l'on peut accomplir ou rêver d'accomplir, il est possible de le réaliser. Il s'agit simplement de s'engager et de respecter son engagement.»

Grâce à ses pages et à ses mots, l'auteur encourage fortement jeunes et moins jeunes à voyager, à vivre une aventure qui pourrait s'avérer plus qu'importante: essentielle. Il importe d'abord de rêver de partir, de finir par s'acheter un billet d'avion, puis, avec confiance et audace, de partir. Tout voyage autour du monde ne s'égrène, comme un chapelet, qu'un seul grain à la fois.

Avis aux intéressé(e)s: il semblerait que lorsque l'avion quitte le sol, des ailes nous poussent, semblables à celles de l'Albatros de Baudelaire

Partir dès l'aube, tome II (2002), Éditions Francine Breton, Montréal.