Logo - les Éditions Francine Breton - Pour un livre sur le récit de votre vie.

[image: plume]Autopublication: ma vie, mon livre

Extrait de l'article publié dans...

La Presse - Le 11 mars 2007

Autopublication: ma vie, mon livre
par Janie Gosselin

Publiera, publiera pas? Le monde de l'édition peut être cruel. Devant le refus des maisons d'édition traditionnelles, des auteurs se tournent vers l'autopublication ou la publication à compte d'auteur. Mémoires, essais, romans, les livres prennent forme. Mais il faut être prêt à y mettre les sous.

Carroll A. Laurin a 78 ans. Brillant chirurgien orthopédique, il a voyagé aux quatre coins du monde. L'homme a eu une vie bien remplie. Il a eu envie d'écrire son histoire. Pour ses enfants. Pour ses petits-enfants. Pour sa femme. Pour lui-même. Il raconte: «J'ai commencé par distribuer mon manuscrit chez les éditeurs publics. Je me suis fait dire: Thanks, but no thanks.»

Pour remédier aux refus des maisons d'édition, plusieurs entreprennent de publier eux-mêmes leur bouquin. Deux possibilités s'offrent alors à eux: l'autoédition ou l'édition à compte d'auteur. Dans le premier cas, la personne est responsable des démarches de A à Z. Elle écrit son livre, s'occupe de le faire corriger et réviser, choisit son papier, sa page couverture et sa reliure. Elle l'envoie ensuite à l'impression. Pour ce qui est de l'édition à compte d'auteur, l'écrivain se tourne vers une maison d'édition spécialisée, qui prendra en main tout le processus en lui refilant la facture. Néanmoins, l'auteur conserve ses droits et une plus grande part des profits. Lorsqu'il y en a.

M. Laurin a finalement publié ses mémoires, Dis-moi grand-papa, aux Éditions Francine Breton, fondées en 1996. Mme Breton se spécialise dans l'édition d'autobiographies à compte d'auteur. «Je me suis dit qu'il y avait un besoin, explique-t-elle. Parce que les éditeurs traditionnels veulent bien publier des personnalités connues, mais c'est plus risqué de raconter l'histoire de ceux qui sont totalement inconnus.»